La numérisation dans le secteur de la santé

La numérisation dans le secteur de la santé : consacrer plus de temps aux personnes plutôt qu'aux systèmes.

Les hôpitaux et les établissements de soins sont soumis à une pression énorme : le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans va doubler d’ici 2040, tandis que l’on manque de personnel qualifié. La communication numérique et l’assistance intelligente ne sont pas une utopie : elles constituent la réponse à une situation de pénurie bien réelle. Dans le cadre de l’UMB IT Expert Talk, Peter et Reto évoquent le quotidien dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée et montrent où la technologie apporte une réelle valeur ajoutée.

  #Alarming   #Healthcare  
26.05.2026
Reto Rüegsegger, Senior Sales Consultant, UMB
Reto Rüegsegger
+41 58 263 28 43
reto.rueegsegger@umb.ch

Il s'agit d'une transcription automatique de notre podcast. Vous trouverez tout en bas le lien vers le podcast avec Peter Plank et Reto Rüegsegger.

 

Un déluge d’informations plutôt qu’un manque d’informations

Le principal problème de communication dans les hôpitaux n’est pas le manque d’informations, mais un excès d’informations dépourvues de structure, de priorités et de contexte clairs. Le personnel soignant est à la fois l’interlocuteur des patients, des médecins, des services de transport, des équipes thérapeutiques, des services techniques et du personnel d’entretien. À cela s’ajoutent d’innombrables alarmes. Une bonne communication doit filtrer, organiser et alléger la charge de travail, et non l’alourdir davantage.

Dans les soins de longue durée, le quotidien est différent, mais le défi reste le même : il faut à la fois de la structure et de la chaleur humaine. La journée dans une maison de retraite est marquée par la vie en communauté, les activités et l’accompagnement individuel. Les outils numériques doivent s’adapter à ce rythme, et non l’inverse.

 

Quatre exigences pour une communication moderne

L'expérience pratique dans les hôpitaux et les établissements de soins permet de dégager quatre exigences centrales :

Pertinence : toutes les alertes ne sont pas transmises à tout le monde. Une alerte cardiaque est transmise au personnel soignant et au médecin, une demande de service au service technique, une demande de transport au service de transport. Cette séparation ciblée réduit considérablement le stress.

Rapidité : à l'hôpital, chaque minute compte. La communication doit fonctionner de manière fiable – sans latence ni interruption.

Transparence : les équipes doivent pouvoir voir qui a réagi, ce qui reste en suspens et où s’accumulent les retards.

Intégration : le téléphone, les applications, les systèmes d’appel et les systèmes d’alarme ne doivent pas fonctionner comme des solutions isolées. Le flux d’informations doit passer par une interface commune.

 

Exemples concrets : ce que les solutions modernes permettent aujourd’hui

Imaginez Mme Meier après une opération de la hanche : Sur son terminal patient, elle consulte son programme quotidien, sait quand son prochain médicament lui sera administré, a un aperçu de son rendez-vous de kinésithérapie et peut consulter le menu de la semaine si elle a faim. Elle se sent en sécurité et bien informée – et n’appelle le personnel soignant que lorsque c’est vraiment nécessaire. Cela soulage les deux parties.

Autre exemple : M. Alvarez, admis aux urgences, ne parle pas allemand. Son terminal affiche des symboles pour la douleur, la détresse respiratoire, la soif et les toilettes. Le personnel soignant voit immédiatement ce dont il a besoin. Cela permet de gagner du temps et de réduire les malentendus – un énorme soulagement pour les deux parties.

De nouvelles possibilités s’ouvrent également dans les soins de longue durée : visioconférence avec les proches, systèmes d’alarme spécifiques aux soins et aide à la prise de médicaments. Un principe important s’applique ici : il s’agit de sécurité, pas de surveillance. Les résidents ne doivent pas se sentir contrôlés, mais savoir qu’une aide est disponible lorsqu’ils en ont besoin.

 

IoT et localisation : éliminer les pertes de temps cachées

Un appareil à ultrasons que l’on cherche pendant 20 minutes alors qu’il est inutilisé dans la pièce voisine – c’est le quotidien dans de nombreux établissements. Le suivi intelligent des appareils médicaux apporte un soulagement immédiatement perceptible. Le temps ainsi gagné est directement consacré à la prise en charge des patientes et des résidentes.

Dans les soins de longue durée, l’IoT et la localisation offrent des avantages supplémentaires : ils favorisent la liberté de mouvement des personnes à risque de chute ou atteintes de démence, sans la restreindre. Des solutions intelligentes permettent de créer des profils de déplacement individuels : une personne peut effectuer son parcours habituel, mais le personnel soignant est informé en cas d’écarts inhabituels.

 

Protection des données : pas un luxe, mais une obligation

Dans le secteur de la santé, la protection des données est particulièrement complexe. Dans les hôpitaux, de nombreux groupes professionnels accèdent aux données et la pression du temps est pratiquement constante. Cela nécessite une authentification unique, des délais d'expiration automatiques des sessions et des formations régulières.

En Suisse, s’ajoute à cela le fait que chaque canton dispose de ses propres dispositions en matière de protection des données. Les institutions publiques sont souvent soumises à des règles plus strictes que les institutions privées. Il est essentiel que les données des patients soient stockées sous forme cryptée dans un cloud ou un centre de données situé en Suisse ou en Europe. Et surtout : les mesures de sécurité ne doivent pas perturber le flux de travail – car ce qui perturbe est contourné.

 

Regard vers l'avenir : l'IA et la robotique pour alléger la charge de travail

Au cours des cinq à dix prochaines années, le secteur de la santé va connaître de nombreux changements. Les établissements de soins vont se spécialiser de plus en plus dans la démence, les soins palliatifs et les pathologies complexes. La technologie jouera un rôle décisif dans ce contexte : des robots de transport se chargeront de la distribution des repas et du matériel, des robots de levage aideront à la mobilisation, tandis que des robots de nettoyage soulageront le personnel de service. Les assistants vocaux permettront aux résidents de commander eux-mêmes la lumière, la télévision ou les stores – voire de passer un appel d’urgence.

À l’avenir, les infirmiers et infirmières effectueront l’intégralité de leur documentation par la voix, idéalement dans leur langue maternelle. Des assistants IA apporteront leur soutien en arrière-plan : pour les informations sur les médicaments, la planification des services ou la commande de matériel. Important : l’IA ne prend pas de décisions, mais aide à trier et à hiérarchiser. Les professionnels gardent le contrôle – mais sur la base d’informations plus claires et plus sereines.

 

Ce qui compte maintenant : trois recommandations issues de la pratique

  1. Vérifier l’infrastructure : de nombreux établissements ont de bonnes idées, mais le Wi-Fi est obsolète et le réseau n’est pas capable d’accueillir de nouveaux appareils. Sans infrastructure stable, la communication numérique ne fonctionne pas.
  2. Impliquer le personnel soignant : ce sont eux qui savent le mieux ce qui fonctionne. Si les nouvelles solutions ne tiennent pas compte de la réalité du terrain, elles ne seront pas utilisées. Une implication dès le début garantit que la numérisation soit perçue comme une simplification – et non comme une charge supplémentaire.
  3. Réduire le flot d’alertes, rendre les données visibles, mettre les processus en réseau : il ne s’agit pas simplement d’introduire un nouveau système, mais d’améliorer les processus existants. L’hôpital ou l’établissement de soins de demain n’est pas celui qui dispose de la plus grande technologie, mais celui qui communique le plus clairement.

 

La numérisation dans le secteur de la santé n’est pas un projet technologique – c’est un projet de temps. Créer du temps : plus de temps pour les discussions, pour la qualité et pour l’attention.

 

Écouter le podcast dans son intégralité : UMB IT Expert Talk auf Spotify (en allemand)

En savoir plus : Comment UMB aide les hôpitaux et les établissements de soins à passer au numérique : umb.ch/solutions/communication-champ